La fabrication de l'encens: au fait, comment c'est fait ?

Zoom sur la fabrication de l’encens

L’encens tel qu’on le connaît de nos jours est principalement fabriqué en Asie : Inde, Vietnam, Japon mais aussi en Afrique au Mali. Les méthodes de fabrication sont différentes suivant le pays.

Quelles sont les formes d’encens ?

L’encens se présente sous forme de cône, de bâton ou de résine. Il peut s’agir de résines brutes, des éclats de bois odorants, des épices entières ou des poudres de résine, de bois ou d’épice.

Pour former un bâton ou un cône ces matières premières seront réduites en poudre auxquelles on ajoutera des huiles essentielles ou des parfums de synthèse. Parmi les matières naturelles les plus répandues dans la fabrique de l’encens on retrouve : le camphre, la myrrhe ou la poudre de santal blanc.

Parmi les productions de bâtons beaucoup ne mériteraient pas cette appellation. En effet, une attention particulière doit être portée sur le choix de la provenance. Le Japon ou la France assurent des productions respectueuses de savoir-faire ancestraux dans un respect du geste et un choix de matières premières de grande qualité contrairement à beaucoup d’autres pays dans lesquels les bâtons sont trempés dans des bains de solvants et autres produits chimiques.

Comment est fait l’encens Thelma Paris ?

L’encens Thelma Paris est fabriqué au Japon. Les étapes de leur fabrication sont les suivantes : l’ensemble des matières premières sont réduites en poudre très fine puis malaxées selon une proportion d’antiques recettes.

On y ajoute de l’eau et la pâte est mise dans des bacs pour être pétrie. Puis les bâtons sont extrudés d’une machine, ils peuvent aussi être mis dans des moules en formes de bâtons, cônes ou spirales.

Les bâtons sont ensuite coupés à taille égale et soigneusement disposés sur des supports en bois pour être séchés suivant un processus très établi avant d’être prêts au conditionnement. 

La maitrise du geste par les maitres-encens permet d’assurer la longueur égale des bâtons bien que ces derniers réduisent en séchant. Ces artisans expérimentés savent pétrir, couper, sélectionner et rouler avec précaution les bâtons devenus fragiles pendant leur séchage.

Contrairement à beaucoup d’autres pays où ils sont fabriqués, les bâtons d’encens japonais n’ont pas de tige de bambou. Le Tabu-no-ki reste l’ingrédient principal de ces bâtons, il s’agit d’une écorce d’arbre réduite en poudre qui permet d’agglomérer tous les autres ingrédients. Ce bois est précieux, il est gardé à l’abri, dans les maisons impériales la pièce de bois porte le sceau de cette dernière.

Les autres ingrédients qui entrent dans la composition de l’encens japonais sont les épices, le musc, les plantes odorantes, la chaire de prune, le miel ou le charbon.

Depuis lors, la fabrication a été mécanisée, mais elle reste artisanale. Les maîtres-artisans disposent de savoir-faire pour appréhender et ressentir les possibles variations atmosphériques ou météorologiques qui altéreraient la qualité des bâtons. Leurs sens très développés permettent aussi d’assurer tout du long la qualité des ingrédients utilisés.